Le Duracoat

Le Duracoat

10 décembre 2018 0 Par Fever

Avoir une bonne réplique, c’est une chose. Avoir une belle réplique, c’est autre chose.
Et là-dessus on est tous un peu pareil, on aime avoir une réplique qui se démarque et qui fasse envie.
L’esthétisme joue un rôle important dans notre équipement et il n’est pas toujours évident de savoir quoi choisir.
Aérosol, acrylique, watertransfert, cerakote…
Ils existent de nombreuses solutions qui ont toutes leurs avantages mais quand on cherche le top du top, on entend souvent le mot Duracoat revenir.
Mais que ce cache derrière ce drôle de mot ? Qu’est ce que c’est?

Avant tout, il faut savoir que Duracoat est une marque américaine, spécialiste dans la peinture sur armes à feu.
Le Duracoat est une peinture epoxy(uréthane) bi-composant extrêmement durable. Elle combine la peinture et son catalyseur qui, une fois assemblés, vont être appliqué et commencer à durcir. Comptez 6 à 8h de temps de travail disponible à partir de ce moment. La peinture sera sèche au touché en 20min et manipulable au bout d’une heure. Cependant, il faudra un temps de séchage à cœur de 3 à 4 semaines. La peinture peut être passé au four mais selon Duracoat, cela ne joue pas sur le temps de séchage à cœur.
C’est donc une peinture assez complexe à appliquer. Et je ne vous parle pas de la difficulté d’importation des produits si on n’est pas un professionnel.
Voilà pourquoi c’est une gamme de peinture haut de gamme et difficile à trouver.

Sans parler de son prix.
En effet, faire une peinture en Duracoat à un prix. C’est souvent le cas quand on veut de la qualité.
Dans un premier temps, la matière première elle-même n’est pas donné. Comptez déjà dans les 45€ les 120ml de peinture. Puis le même prix pour le durcisseur. Et oui, la magie du bi-composant… Ajoutez à ça les frais de port car Duracoat est une marque américaine, les frais de douane, et les frais d’import de matière inflammable. Bon je vous arrêter là, sinon vous allez avoir peur.
Ajoutez ensuite les frais de main d’œuvre, car vous l’aurez compris, on est loin d’un simple coup de bombe passer sur votre matériel.

Ok, donc c’est compliqué et cher, mais qu’est-ce que cela apporte ?

Le Duracoat dans l’Airsoft Vous l’aurez compris, on n’est pas sur la petite bombe de peinture acrylique de supermarché ni sur la gouache de la petite sœur.
Là, on est sur du haut, très haut de gamme. Limite « too much » juste pour de l’airsoft.
Alors l’avantage premier du Duracoat c’est la résistance à la haute température des armes à feu, mais nous, ça ne nous concerne pas.
Alors pourquoi choisir cette peinture en airsoft? Et bien pour sa résistance.
Le Duracoat apporte un revêtement fin et résistant qui procure une très bonne résistance aux UV, à l’abrasion, aux acides, aux chocs, aux huiles et aux solvants.
En clair, plus de raison de craindre les rayures quand on traverse un buisson, les « taches » quand on entretien sa réplique, les « éclats » quand on prend un coup, ou encore la rouille quand on a pris une averse.
En gros, voila qui va rendre votre réplique toute belle et ce, pour toujours.

Oui, mais que ce soit résistant, c’est toi qui le dis ? Qu’est ce qui nous le prouve ?
Et à ça je réponds :Les Tests et les Normes ! (attention, c’est la partie technique et un peu chiante)
Car les belles promesses c’est une chose mais nous on veut du concret.
Et pour cela, Duracoat a fait passer à sa peinture tout une batterie de tests.
Test d’adhérence – norme ASTM D3359
Ce test consiste à mesure l’adhérence d’un revêtement. On gratte une plaque d’acier traitée de Duracoat selon un motif hachuré puis à l’aide d’un ruban adhésif, on tente d’enlever le revêtement.
Les résultats sont exprimés sur une échelle de 0B à 5B (5B étant le meilleur score).
Duracoat s’en sort sans broncher avec un score de 5B.
Test de flexibilité – norme ASTM D522
Ici, on vérifie la capacité du revêtement à se déformer avec son support.
Toujours sur une plaque d’acier, on vient la plier sur un mandrin conique de plus en plus petit.
Le plus petit mandrin est de 1/8’’. Et Duracoat a réussi le test jusqu’au plus petit, sans fissurer ni se déformer.

Test d’impact – norme ASTM D2794
Pour ce test, on laisse tomber un poids à une certaine distance, sur une plaque d’acier traitée en Duracoat. On augmente la distance jusqu’à voir apparaitre des fissures ou un délaminage. Le test est fait de façon directe et de façon inversé.
Le maximum étant un poids de 72kg à une distance de 4m. Critère que Duracoat à encaisser sans broncher.

Test de dureté – norme ASTM D3363
Là, on mesure la résistance aux rayures, marques et égratignures. Une gamme de crayon dont la dureté des mines changent est utilisée pour tester le revêtement. Sur ce coup, Duracoat n’obtient pas la note maximale. Un revêtement trop dur perdrait en flexibilité et deviendrait cassant.

Test de corrosion – norme ASTM B117
Il s’agit d’évaluer la résistance du revêtement en l’enfermant dans une chambre de brouillard salin.
L’image parle d’elle-même.

Tout ça c’est bien sympa mais concrètement comment on fait ?
La Réalisation

Direction les coulisses, que notre ami Custom Garage a bien voulu nous ouvrir, afin de voir comment on fait réellement.
Et pour l’occasion, je leur confis ma réplique personnelle. Allons lui refaire une beauté.La première étape consiste à sabler la réplique. En gros on passe chaque pièce sous un jet de sable très fin afin de retirer la peinture actuelle, la saleté et permettre une meilleure accroche du Duracoat. L’étape se fait dans un caisson prévu à cet effet et avec un sable spécial. Cela prends un certain temps car la réplique doit être entièrement démonté et chaque pièce passée une par une, sous tous les angles. Et bien entendu, les pièces les plus sensibles, comme la lunette, doivent être protégées et bénéficient d’une attention toute particulière.

Voila, notre réplique est prête à être peinte. Autant dire qu’elle a plus du tout la même gueule mais elle garde un certain style. La peinture noire a disparu pour laisser place au métal. Avec une crosse Wolf Grey, ça pourrait être pas mal….

L’étape suivante peut paraître classique. Il s’agit d’appliquer les couches de peintures. Mais comme il s’agit de Duracoat c’est un poil plus compliqué. Il faut mélanger les composants, et tout appliquer à l’aérographe.

L’étape la plus délicate maintenant : les pochoirs.
Et oui, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer. J’ai demandé une peinture sur forme de Kryptec mais avec des teintes personnalisées. Il faut donc imprimer les motifs sur un adhésif, disposer les formes, peindre et retirer les morceaux dans le bon ordre.

Bien entendu, chaque phase comporte son propre temps de séchage, ce qui ne facilite pas la vie de notre bien aimé peintre.
Difficile pour l’heure de se faire une idée du rendu final. Il faudra attendre de retirer les pochoirs.
Mais une fois fait, le résultat est saisissant.

Reste la dernière étape, la plus cruciale. La plus vitale si on ne veut pas gâcher tout ce beau travail. Le vernissage. Véritable finition, c’est que qui va clôturer le travail.

Plusieurs couches seront posées, avec temps de séchage et ponçage à chaque fois.
Le Duracoat, ça ne plaisante pas.Mais au final …

Le travail fournit est vraiment remarquable.
Je remercie chaudement Custom Garage et L.A.K (Laurent Coffee) pour se qu’ils ont accomplis.
Mes exigences étaient grandes mais elles ont été totalement comblées.
Le Duracoat est une peinture bien plus technique que ce que je pensais, autant dans sa conception que dans son application.
Mais avec ça, aucune crainte qu’il arrive quoi que ce soit à ma réplique. J’espère que cet article vous aura plu et vous aura permis d’en savoir un peu plus sur le Duracoat.
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C’est vraiment très sympa de leur part. Alors surtout hésitez pas à aller les voir.https://www.facebook.com/Custom-Garage-333942963807763/