Focus : Les Diables Verts.

Focus : Les Diables Verts.

18 février 2020 Non Par Fever

Le 16 février 2020, l’équipe Taïpans et BSO Game ont collaboré pour mettre sur pied une initiation aux règles de jeu ACP.

Bien qu’ayant déjà quelques connaissances sur le sujet, je décide d’y prendre part, non pas entant que joueur mais entant que photographe.

La journée fut une de ces rares pour lesquelles je continue encore de faire de l’airsoft après toutes ces années. Sans aucune prétention et je dirais même avec humilité, les différents organisateurs nous ont transmis leur savoir et partagé leur style de jeu. D’abord organisé autour d’ateliers, la journée s’est ensuite enrichie de mise en situation pour finir sur de réelles missions.

Mais je n’étalerai pas ici mon retour sur l’événement lui-même.
Car cela sera l’objet d’un post facebook afin d’être sûr que les organisateurs puissent y accéder. Et car ma mission sur cette journée était toute autre.
Plusieurs équipes étaient présentes. Et il m’était impossible de toutes les suivre. Pas sans dénaturer ou louper l’essentiel, le cœur de chacune d’elle.
J’ai donc pris parti de n’en suivre qu’une seule. Un baptême, pour moi au travers mon objectif, pour eux au travers du style de jeu. Et quoi de mieux pour commencer que de choisir une équipe que je connais déjà.
Voici donc mon focus sur les Diables Verts.

Le matin est déjà bien là mais il peine à percer à travers un brouillard épais et une pluie fine. L’air est humide. Pourtant, au loin, les voix et surtout les rires raisonnent déjà. Des intonations familières qui me donnent le sourire malgré l’humidité.
L’équipe est prête. Vêtus en CE, les répliques à postes. Du matériel usé pour certains. Encore hésitant pour certains. Tous abordent la même détermination, la même envie. Le patch est sur chacun et le fameux béret vert, symbole de l’équipe, reconnaissable de loin, est porté dignement.
Nul doute, les Diables Verts sont là.

Pourtant francs déconneurs, le briefing se fait dans un silence presque religieux. Pour beaucoup, ce sont des règles nouvelles et ils prennent cela très au sérieux. Les ateliers se déroulent petit à petit. Quelques hésitations au début, le temps de se réorganiser, de s’approprier les consignes. Mais l’équipe avance.
Les cas de figure défilent et ne résistent pas au groupe. Les gestes sûrs des aînés guident les jeunes recrues. La cohésion se fait sentir. L’humeur est au beau fixe.

Mais rien ne se passe vraiment comme à l’entraînement.
La première mission tombe. Les premières difficultés aussi. La topographie est un exercice particulier. D’autant plus quand on est dans le feu de l’action. Les premières erreurs apparaissent. Très rapidement suivi des premières pertes. Mais les Diables Verts ne sont pas du genre à se laisser abattre si facilement. Leur férocité leur permet de garder la tête hors de l’eau. Quoi de mieux que l’adversité pour apprendre.
À peine le temps de se reconfigurer qu’une nouvelle mission tombe.
La fatigue commence à se faire sentir sur les plus jeunes. Mais l’escouade avance coute que coute. La cohésion prend le pas sur la difficulté. Rien ne saurait les arrêter désormais. Les échanges de tir se multiplies. Quelques lacunes tactiques compensées par la fougue. Et toujours groupé. Je reste impressionné par ce besoin inavoué d’être ensembles. Je ne suis même pas sûr qu’ils s’en rendent compte. Mais cela se fait ressentir sur le résultat. Des victoires sont remportées. Un pilote est sauvé.
La mission est accomplie mais les Diables Verts vont déjà de l’avant. Inarrêtable. Inépuisable.
Qu’importe la mission, qu’importe la difficulté. Tant qu’ils sont ensemble, rien ne les arrêtera.

Missions après missions, dans la brume et sous la pluie, l’esprit d’équipe est ce que je retiens le plus des Diables Verts.
Toujours un mot pour rire alors que les tirs sifflent au-dessus des têtes.
Toujours une parole réconfortante au tour d’un feu.
Toujours déterminer quand ils progressent.
L’aîné aussi rodé qu’équipé aura toujours une main tendue pour le nouveau hésitant et mal équipé.
On sent en chacun d’eux une envie de transmettre, d’apprendre. Personne ne prend de haut un autre. Tous ont leur caractère, leur histoire. Leurs forces et leurs faiblesses. Leurs moments de doute et leurs heures de gloire.
Humblement, ils se complètent les uns les autres.

Ainsi s’achève mon observation des Diables Verts.
Je saisis mieux maintenant pourquoi j’appréciais tant cette équipe.
Et j’espère pouvoir les suivre à nouveau.

Facebook Comments