La première fois….

La première fois….

14 février 2020 Non Par Fever

Comment pourrais-je oublier ma première fois….  C’est le genre d’étape, d’expérience, d’aventure qui vous marque à vie, qui fait de vous un homme, un vrai.
Et quand j’y repense, cela me semble presque banal, sûrement semble à bien des autres.
C’était au Pic Concorde. Ah, quand j’y ai mis les pieds dans cette forêt, jamais je n’aurai pu me douter de ce qui allait arriver. Pourtant, je ne suis pas le seul à avoir vécu des choses dans ces bois. Il y règne une atmosphère si particulière, si forte. Pas étonnant que chaque année, des dizaines de personnes s’y retrouvent pour laisser exploser et partager leur amour.

C’était le dimanche. J’avais le moral au plus bas. Ma conquête du moment m’avait lâchement abandonné. J’étais perdu, démuni. Il ne me restait plus que mes mains…. Je ne pouvais que regarder les autres. C’était agréable à voir. Mais ce n’était pas assez. Entre regarder et pratique, c’est tout autre chose. Pire encore, la frustration m’envahissait.

C’est alors que mon sauveur m’est apparu. D’une gentillesse et d’une bonté sans limite. Peut-être même un peu par pitié. Il me proposa de me joindre à lui. De partager son plaisir.
Mon premier réflexe fut de refuser. Oui, je sais. De tels propos de nos jours, c’est choquant. Mais à l’époque, j’étais jeune et naïf. Je n’avais pas la même ouverture d’esprit.

Et pour tout avouer, j’avais aussi un peu peur. Ce grand gaillard qui était là, devant moi, à m’inviter dans son monde. Univers que je ne connaissais pas. Comment faire ? Je ne savais rien, je ne savais pas. Et je ne voulais pas être ridicule ou pire encore, lui faire du mal.

Surtout que son engin était énorme, long et bien plus lourd que le mien. Il était imposant. Et même si je n’en disais rien, pour ne pas renier mes goûts plus conventionnels… Dieu, que son gros calibre était sexy…
 

Par chance, il avait bien plus de pratique que moi. Et il me prit sous son aile pour m’éduquer.
Au début, il faisait tout et menait la danse. Je me contentais juste de mettre mon doigt où il fallait, au dernier moment. Puis petit à petit, il me passa les rênes. Je pus alors toucher ce levier. Frissonnant, je l’actionne, d’avant en arrière. La boule dans la main. Je me penche sur le corps. Mon souffle est fébrile. Je me concentre. Je bloque ma respiration. Mon œil dans le sien, nous voyons la même chose. Nous regardons plus loin. Je sens le moment, le bon, approcher. Là ! Nous y sommes. La perfection et le coup part. Extase et jouissance. Un coup sec et doux. J’en frissonne.

Et comme une drogue, j’en suis devenu accro. Impossible de m’en passer, j’ai renouvelé l’expérience. Impossible de m’en détourner désormais. Au diable les conventions ! Pourquoi faire comme tout le monde ?!

Ah, ce premier tir avec un SRS…. Que de bons souvenirs !!!!

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