La Ghillie – Le pelage du rat

La Ghillie – Le pelage du rat

16 juin 2019 Non Par Fever

Et oui, comment parler sniper sans parler de camouflage. Car si la précision est la base de notre discipline, que serait un sniper sans sa ghillie ? Véritable deuxième peau, on ne part jamais sans.
Pourtant, quand on met le nez dedans, et qu’on fait abstraction de l’odeur, on se rend compte qu’une ghillie c’est bien plus complexe que ça.

Laissez moi donc vous faire part un peu de mon expérience dans le domaine. Que ce soit en termes de style, de matériaux et de couleurs, je dois avouer que j’ai pas mal vagabondé en la matière, jusqu’à pas si longtemps. Car bien que j’aie 11 ans de pratique derrière moi, uniquement en sniper (mes écarts en DMR ne comptent pas ! J’étais jeune et ignorant ! ), je n’ai vraiment trouvé que satisfaction il y a peu.

Mais avant d’en arriver là, faisons une petite mise au point sur ma vision du camouflage et de la ghillie. Même là-dessus les avis peuvent diverger. Personnellement, je ne pense pas qu’une ghillie rende, ou doive rendre invisible. Elle est là pour vous aider à vous dissimuler et tromper la vigilance de l’ennemi, gagner une ou deux secondes, créer le doute afin de tirer avec que lui ne vous tire dessus.
De plus, la ghillie parfaite n’existe pas. Il y a tellement de paramètres à prendre en compte : morphologie, type de tissu, terrains, météo, heure de la journée, style de jeu ect … Une ghillie peut s’avérer parfaite à un moment donné et totalement inutile à un autre. Le plus important c’est d’avoir un accessoire adapté à votre style de jeu.

Et enfin, le point le plus important dans le camouflage reste votre connaissance en la matière. Un excellent sniper saura être invisible avec une ghillie médiocre, et à l’inverse, une excellente ghillie pourra être totalement inutile si elle est mal utilisée. Je le répète, pour moi, la ghillie ne fait pas tout. Elle est une aide. Le plus important est votre connaissance sur les ombres, le placement, la perception de l’homme….

Bien, maintenant que cette intro, beaucoup trop longue, est posée, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet. L’apprentissage. Il n’y a que en faisant des erreurs que l’on apprend. Et niveau ghillie, j’en ai fait …
Ma première ghillie était une base cheap de chez cheap, qui m’avait coûté une poignée d’euros et modifié à grand coup de filet en tout genre. Résultat : c’était moche, lourd, très peu ergonomique, sans aucune aération et franchement pas solide. Seul bon point que j’y vois avec le recul : les teintes n’étaient pas si mal …

Du coup ce genre de base est-elle à bannir d’emblée ? J’ai envie de dire oui et non. Je n’aime pas voire tout en noir. Ce genre de ghillie peut être un très bon commencement, afin de se faire à l’idée sans se ruiner. Car si vous achetez une ghillie à 500€ et qu’au final vous n’aimez pas le snipe, vous allez l’avoir profond. Cependant, ne vous faites pas une idée arrêtée sur les ghillies en vous basant uniquement sur ce genre de camouflage. Il y a bien trop de défaut pour que ce soit intéressant à long terme.

Bien alors passons un cran au-dessus et montant en gamme. Vous remarquerez vite que je suis un feignant, je n’ai pris que des ghillies toutes faites. Après cette « serpillère à pas cher », j’ai fait un temps avec un ghillie Sprinter Custom Ghillie (SCG). J’y ai gagné en qualité mais pas en solidité. La jute s’accroche beaucoup à la végétation… Je suis donc passé rapidement à ProApto. Marque italien réputé pour la qualité et surtout la solidité de ses ghillies. Mais toujours en jute.

(crédit : Aurore Puons)

Bon il n’y a pas photos, on est bien monté d’un cran. Le volume est bien plus optimisé et la jute naturelle est bien plus efficace. La base est un filet qui est aussi solide qu’aéré. J’ai conservé cette ghillie un bon moment. Mais elle avait du mal à être polyvalente et devait souvent être modifié sur l’instant à grand coup de feuilles et de branches prisent sur le terrain. Du coup, je suis content mais pas assez. Que voulez-vous, un sniper, c’est perfectionniste.

Et commence à percer le mouvement des ghillies 3D. L’appellation est un peu bâtarde cela dit. En réalité, la jute aussi est en 3D. Disons qu’est arrivé le « mouvement des ghillies 3D feuilles » mais que pour simplifier, on parle de jute ou de 3D… Bref, petite révolution dans le milieu, ces ghillies 3D ont l’avantage d’être plus légère et plus réaliste. Pourtant, vieux sniper que je suis, j’ai eu du mal à franchir le pas. Finalement, il a fallu que j’en ai une dans les mains pour comparer et comprendre.
Alors jute ou 3d ? Les deux ont leurs avantages et inconvénients. Le jute reste plus solide et plus facile à adapter. Mais elle est très lourde, encombrante et prends l’humidité.
A l’inverse une ghillie 3D est beaucoup plus légère, plus confortable et plus efficace si elle est bien faite. Mais on ne peut pas l’adapter sur le terrain le jour J et la fragilité est souvent présente.

Cependant, en vue de mon style de jeu et vu que je ne fais que de l’airsoft, j’ai quand même fini par franchir le pas et prendre une ghillie 3D. Réalisée par le désormais célèbre La Fougère. Au niveau du prix, une ghillie 3D revient presque au même prix qu’une ghillie en jute. Mais je reste sur quelque chose de tout fait, clé en main. Nouvelle erreur, nouvelle leçon. Même si vous trouvez un excellent artisan, il ne pourra jamais être à 100% raccord avec votre terrain. J’en ai fait les frais avec une ghillie trop marron et garnie de verts bien trop flash.

Bien obligé de retravailler l’ensemble. Petit détour par la case teinture. Et autant vous dire que reteindre chaque module un part un est assez long et chiant. Mais bon, c’est toujours mieux que de jouer avec une ghillie vert fluo… Cependant et malgré cela, la ghillie montre rapidement d’autres signes de faiblesse. Un volume qui s’estompe rapidement au bout de quelques jours, ne cassant plus du tout la silhouette humaine. Quand au niveau du confort, difficile de le transposer en image mais ce n’est pas ça encore. Certes, on a gagné en poids mais le champ de vision y est très gêné et le pectoral à tendance à m’étouffer ou carrément à m’étrangler…

Alors quoi ? Le 3D ce n’est pas bien donc ? Ne jugeons pas trop vite. Si en soit la conception de la ghillie est bonne, nous avons la clairement l’exemple d’une mauvaise exécution. La base et les matériaux choisis ne sont pas adaptés et/ou sont de mauvaise qualité. Résultat, la ghillie parait bien sur le papier ou au premier regard, mais ne tient pas la distance dans une utilisation à long terme. Une nouvelle leçon d’apprise qui nous servira pour continuer d’évoluer.

Nous avons donc vu les deux grandes familles : jute ou 3D. Et nous avons vu l’importance de la qualité des matériaux. Le dernier point qu’il nous reste à corriger est donc sur la main d’œuvre. Toutes les ghillies achetées toutes faites n’ont pas su nous convaincre. Il va donc falloir mettre les mains à la patte et en faire une soi-même. Sommes-nous prêts pour cela ?
11 ans et pas une seule ghillie créée … Il est clair que sur la technique, il va y avoir des lacunes. Mais en contrepartie, j’ai pu assimiler les bases du camouflage, je connais mon style de jeu qui s’est affiné et affirmé avec le temps et je sais ce que je cherche comme ghillie.

Du coup, on est partis, on se lance (c’est là que ça devient intéressant, c’est le tuto craft)
Premièrement, la base. Et oui, sinon, à quoi va-t-on fixer les modules ?
Il existe plusieurs choix à ce niveau. Si vous êtes motivé, vous pouvez chercher une base en mesh (filet) cousu en viper ou cobra hood ( NdlR : la viper est une ghillie composé de manches, cagoule et couvrant les épaules. La cobra est sur le même principe mais couvre le dos entier). L’avantage c’est que vous aurez vraiment du sur-mesure avec un pattern déjà existant. Je reviendrai sur l’histoire du pattern.
Ou bien vous pouvez opter pour une base plus traditionnelle. C’est ce que j’ai choisi. Mais en prenant en compte cette fois la qualité. Car une base bas de gamme toute droit sortie de Aliexpress vous apportera les mêmes soucis que sur mon avant dernière ghillie. C’est dans cette optique que je me suis tourné vers une base Voodoo Tactical. Certes plus cher qu’une base cheap, elle a l’avantage d’être solide, avec une maille épaisse et très confortable. De plus elle est un peu plus grande que ces copies, et couvre plus amplement le dos et surtout le torse. Autre petit détail ; elle possède 2 poches sur l’avant, une à fermeture éclair et l’autre à scratch. Très pratique pour y stocker rapidement un objet (objectif, carte, chargeur, livre, lunette, revue Playboy….). Ce modèle dispose également d’une poche dans le dos pouvant accueillir une poche à eau. Si c’est séduisant sur le papier, en vrai, il n’en est rien. Le poids que cela créé tire l’ensembles en arrière et vous étrangle…. Elle dispose également de nombres passants, utile pour rajouter des éléments une fois sur le terrain. Mais personnellement je n’en ai pas l’utilité. Et pour finir elle dispose de sangles à passer au niveau des jambes, pour en faire un harnais et éviter que la cape ne vole quand vous courrez… Original mais encore une fois, je n’en ai pas encore ressenti l’utilité…

Petite astuce : vu la taille de la ghillie, travailler à plat n’est pas forcément évident. Pas impossible non plus mais pas évident pour tous. Aussi, pour des raisons de confort, j’ai également acheté un mannequin de couture. Investissement minime car vous pouvez en trouver d’occasion facilement. Le mien m’a couté 20€ sur leboncoin. Et il vous permettra de stocker votre ghillie une fois finie (oui, je suis contre le stockage en boule ou pliée, je trouve que ça la tasse et casse le volume. Je préfère la garder sur cintre, ou mieux, sur mannequin)

Bien, nous voilà avec une bonne base. Il va falloir maintenant la garnir. Vient le moment crucial du choix des matériaux. Car comme notre malheureuse expérience nous l’a appris, de mauvais matériaux peuvent ruiner complétement l’effet que vous avez mis des heures à créer. Là-dessus, j’ai cherché pas mal de solution, de la plus économique à des solutions plus onéreuses. De la récup, du tissu de chez un magasin (mondial tissu, tatie et autre friperies…) Mais on est loin de quelque chose d’optimal. Soit la texture est mauvaise, donnant un effet pas terrible. Soit les teintes ne collent pas. Trop industrielles. Et certains tissus de mauvaises factures ne tiennent pas la teinture…  Il va falloir donc choisir des kits de modules. On en voit tout une floppée en ce moment, c’est la grande mode. Et pour cause, cela permet d’allier qualité professionnelle et réalisation sur mesure « home-made ». Mais là encore, attention où vous vous fournissez. Si je me reporte aux matériaux de ma précédente ghillie, on voit que les tissus sont de qualité assez médiocre, rêche et fragile.

Bien, dans ce cas, pas le choix, je vais devoir taper sur le haut de haut de gamme. J’en avais beaucoup entendu parler mais j’étais méfiant. A tort ! Car quand j’ai reçu ma commande de Halo-Screen, j’ai compris que je rentrais dans une nouvelle dimension du camouflage. Il suffit de mettre côte à côte les anciens matériaux avec les nouveaux pour s’en rendre compte.

Ah ! Petite parenthèse sur les matériaux. Personnellement je les classes en deux catégories. Les matériaux principaux qui sont les tissus déclinés en plusieurs teintes. Puis les matériaux secondaires : le raffia et le coton. Et enfin viennent les serflex (ou riselan). Pour ce qui est du raffia, prenez que du naturel, quitte à le reteinter vous-même. Les bobines déjà teintés sont souvent de mauvaise qualité avec un effet plastique horrible. Quand aux serflex, sans hésitation, prenez les marrons. Les verts sont beaucoup trop flashy et se verront.

Reprenons !
Nous avons donc la base et les matériaux, ne reste plus qu’à tout assembler. Et là, il va falloir certes un peu de techniques mais beaucoup d’observation. J’ai mis personnellement un moment avant de me lancer et j’en ai profiter pour observer la nature et apprendre d’elle. Cela peut paraitre très « bobo » comme réflexion mais croyez- moi, on ne porte pas assez attention à ces détails et pourtant c’est à travers notre environnement qu’on apprend le plus. Souvent, je me prêtais à un petit exercice très simple : je prenais 5-10min et je détaillais la nature (un arbre, un buisson, un jardin ect… ). Mais pas pour juste le regarder mais chercher vraiment le détail. Chercher les différentes teintes, les jeux de lumières, les mouvements, les formes… On n’a pas idée de tout ce qu’on a sous les yeux et de ce qu’on loupe. Rien ne vous oblige de faire pareil ou de me croire mais c’est ma vision des choses.

Nous voila donc prêts et inspiré. On va pouvoir crafter !
Personnellement, et sur les conseils de plus expérimentés, j’ai travaillé en plusieurs couches (ou layers) :
– Layer 1 : le macro-pattern
– Layer 2 : le coton
– Layer 3 : le raffia
– Layer 4 : le garnissage
– Layer 5 : retouche et corrections

Tant que ça ?! Et oui ! Faire une ghillie, ce n’est pas si simple. On peut bien évidement faire plus rapide, sans se prendre la tête. Tout est une question de feeling et d’assurance. Je ne vous détail là que mon expérience et la technique que j’ai choisi de suivre. Libre à vous de faire autrement. Comme je le disais, la ghillie parfaite n’existe pas et la technique de fabrication parfaite n’existe pas non plus. La seule qui est bonne est celle qui vous correspond.

Layer 1 : le macro-pattern

C’est la couche de base, celle qui va servir de structure, de squelette avec votre ghillie. Il doit casser les formes dans les grandes lignes et donner le ton en ce qui concerne la teinte moyenne de votre tenue.

C’est la couche la plus simple et la plus rapide à faire. C’est également là que vous apprendrez à faire vos modules, comment découper le tissu et l’assembler. Ce qui est marrant avec le halo-screen, c’est qu’il a des propriétés de luminance très intéressante. Il capte la lumière et se modifie en fonction. Ainsi, quand vous en superposez plusieurs, vous obtenez des résultats différents. Il faudra en jouer pour obtenir quelque chose d’efficace. Personnellement, je suis parti sur des modules composés de 2/3 d’une teinte pour 1/3 d’une autre. Et j’ai ensuite décliné ça en 4 groupes : les modules foncés, les modules transitoires foncé/clair, les modules transitoires clair/foncé et les modules clairs.
Et comme je ne fais qu’appliquer les conseils que j’ai reçu, voici une petite vidéo-tuto de Theyma quant à la fabrication des modules :

(source : Facebook – theyma’s handmade products

Layer 2 : le coton

Ce layer est assez facile car très léger. Il s’agit de disposer des modules de coton afin d’apporter un peu de volume et surtout de la texture à votre ghillie. Le coton imite très bien les feuilles mortes et ajoute de la crédibilité à l’ensembles. Je conseillerai de partir sur des modules assez clair et parsemé en haut et de dégradé vers le bas jusqu’à des modules de coton foncés et plus nombreux. Bien froissé, l’effet est assez agréable.

Layer 3 : le raffia

Véritable matériau indémodable, le raffia est sur toutes les ghillies. Il apporte du volume et imite l’herbe et autre brindille. Il jouera un rôle important pour casser les formes et tromper l’œil humain. En général, on la dispose en touffe, sans trop charger. Quoi que certaines ghillies sont composées principalement ou en totalité de raffia. Mais là, ça va dépendre dans quel environnement vous évoluez. En soit, ce layer est pas dur, un peu salissant et un peu long mais il se fait facilement. Theyma a détaillé sa technique de pose et qui permets de garder un joli volume. C’est la technique que j’ai utilisée sur ma ghillie, donc je la valide à 100%.

(crédit : Facebook – theyma’s handmade products)

Layer 4 : le garnissage

Bien ! Ça comment à ressembler à quelque chose mine de rien. Reste à combler les trous. Ayant une base neutre (unie) et ayant un style de jeu assez mobile, j’ai opté pour un garnissage dense. Mais cela n’implique que moi. Si à l’inverse vous avez un style plus posé ou une base déjà munie d’un pattern, vous pouvez opter pour un garnissage plus léger, ce qui va économiser les matériaux et votre porte-monnaie.

C’est l’étape la plus longue car il faut poser chaque module un par un, les faire se chevaucher, garder du volume, éviter les trous, jouer sur les teintes pour que les variations soient cohérentes … Bref, vous allez aussi bien vous prendre pour Michel-Ange par moment comme avoir envie de tout brûler tellement vous ne vous en sortez pas. Quoi qu’il en soit ! Soyez patient, tenez bon, le jeu en vaut la chandelle !

Petit conseil : commencez par la capuche. Bien souvent, elle est amovible et cela vous permettra de l’emporter avec vous pour faire des tests en conditions extérieures.

Ok, les premiers tests sont plutôt encourageants, on peut continuer …. Bon ok, là je vous montre que les belles photos, en réalité, le tout premier test était un échec et j’ai dû refaire entière la capuche de zéro … C’est pourquoi il est vivement recommandé de faire un test à ce stade. Et une fois que vous avez trouvé les bonnes associations et dispositions, vous pouvez enchaîner avec l’ensembles de la tenue.

Layer 5 : retouche et corrections

On y est presque ! Et ça été long, je ne vous le cache pas. J’ai mis une bonne vingtaine d’heures, si ce n’est plus. Mais quand on voit le résultat, on ne peut s’empêcher d’être fier. Ma premier ghillie faite main, et je trouve qu’elle a son petit charme. Dernier layer, on retouche, on corrige. Quelques bouts de cotons en plus, un peu de raffia par ci par là. On sécurise la capuche avec un serflex (ça serait con de la perdre sur un terrain … c’est du vécu).

Et nous y voilà !
La fin d’une aventure. Mais quelle satisfaction. Le Halo-Screen révèle tout son potentiel. Les teintes se marient entre elles sans démarcation. Et selon l’angle et l’intensité de la lumière, on a l’impression carrément qu’il change de couleur. Bien entendu, cette ghillie est là mienne. Elle est faite pour les terrains que je fréquente et pour mon style de jeu, avec l’envie d’avoir quelque chose de polyvalent. Elle me convient aussi bien qu’elle pourrait dé-convenir à d’autres. Si on fait un petit bilan, et qu’on met de côté les heures passées, j’aurai déboursé environs 250-260€ pour arriver à ce résultat, ce qui est plutôt honnête quand on voit le prix d’une ghillie toute faite dans le commerce. Il ne reste plus qu’à en profiter sur les terrains. Mais bon, ne vous attendez pas à en voir beaucoup car, après tout, une ghillie qui se voit, ce n’est pas un peu contre-productif ?


Je termine donc cet article en vous remerciant de m’avoir lu mais surtout en remerciant ceux qui m’ont permis d’y arriver. Oni Concealment pour son soutien et ses conseils. Mais surtout un immense merci et toute ma gratitude envers Theyma. Non seulement il m’a vendu ses matériaux, mais il a suivi mon aventure quasiment en direct, pas à pas, m’accompagnant avec ses conseils, me révélant ses techniques de craft. Il a dépassé à mes yeux le statut de professionnel, cet homme est un véritable passionné et un maître dans son domaine. Mille fois merci car sans lui, je n’aurai jamais réussi.

(crédit : Léa et Adrien, team SKF)

Si vous avez des questions ou autres, n’hésitez pas.
Sur ce, je vous dis à très vite pour un prochain article

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